LES CITOYENS DE CLICHY DOIVENT MAINTENANT "SE SOUVENIR DE L'AVENIR" COMME L'ECRIVAIT ARAGON

Publié le par Gilles CATOIRE

Je considérais que la rentrée culturelle était beaucoup plus motivante que la rentrée politique c’est pourquoi j’avais mis mon blog en veilleuse. J’ai pris tout mon temps pour lire, écouter de  la musique, voir des films et des pièces de théâtre, des expositions d’art, et profité au maximum du replay pour regarder des séries TV de plus en plus passionnantes.

Mais je ne peux pas regarder mon écran ou lire la presse sans entendre parler de Clichy et pas en bien. La crise de la vie locale est devenue un enjeu national. Je n’ai pas voulu en rajouter en intervenant à chaud sur les télés et radios qui me sollicitaient. Je préfère utiliser ce blog pour faire entendre ma voix avec le recul nécessaire. C’est parce que Clichy est devenu un damier  dans lequel le maire actuel veut placer un promoteur dans chaque case que les musulmans de Clichy ont été mis à la rue ; et ils ne sont pas les seuls à subir cette folie immobilière.

Nous avions acquis rue Gabriel Péri un terrain pour construire une médiathèque à l’architecture innovante Le projet permettait également d’accueillir l’économie solidaire, le Centre social de quartier et de libérer le centre commercial Léon Blum pour lui redonner une attractivité commerciale. C’est parce que il a vendu le terrain à un promoteur que Muzeau s’est rabattu sur le bâtiment que nous avions loué aux musulmans en attendant qu’ils le rachètent à la ville. Ils y priaient mais ils y réalisaient  aussi des activités culturelles souvent en partenariat avec les autres religions de Clichy. Tout cela a été détruit , le bâtiment ne permet pas d’offrir aux clichois ,une vraie médiathèque à la dimension de notre ville.

J’avais signé les permis de construire de tous les programmes de logement qui sont livrés en ce moment notamment au Bac d’Asnières ou à l’entrée de ville. Je revendique la volonté de développer la mixité sociale mais je sais que si nous étions encore-là ,les nouveaux propriétaires auraient payé leur logement moins cher, parce que la droite a  poussé les promoteurs à gonfler les prix pour dissuader les clichois d’acheter.

Le programme de voirie que nous avions élaboré se poursuit, à la différence près  qu’il n’y a plus aucune concertation avec les riverains qui, comme ceux des allées Gambetta apprennent la construction d’un parking en lisant Le Parisien, journal officieux de la mairie.

Préserver la qualité de vie des clichois , surtout si la population augmente fortement , passe par la construction de nouveaux équipements. Les écoles et les crèches qui ouvrent en ce moment ont été lancées par mon équipe, mais toutes les réserves foncières pour en construire de nouveaux ont été supprimées  sans aucune réunion,dans le PLU pour y construire encore de nouveaux logements. C’est le cas au Bac d’Asnières qui ne sera plus un éco quartier, où la Maison de quartier a fermé, et à Mozart où l’équipement de quartier très apprécié cède la place à un promoteur, et où le projet de gymnase est sacrifié à un autre programme de logements. Le projet de construction de studios de cinéma par la société de production d’Omar Sy rue madame de Sanzillon est encore remplacé par un programme de logements. Le théâtre et l’école de marionnettes, les studios d’artistes rue Trouillet ont disparu des projets. Notre projet de construire une nouvelle résidence pour personnes âgées avec un foyer restaurant tant attendu dans le secteur Pasteur est lui aussi sacrifié aux promoteurs.

Nous avions élaboré un plan de rénovation de notre patrimoine HLM qui prévoyait la réhabilitation de plusieurs immeubles que la droite veut démolir aujourd’hui , en commençant par Sanzillon , là aussi pour offrir du foncier aux promoteurs.

Nous avions fixé un cahier des charges aux promoteurs pour leur imposer des concours d’architectes et 30% de logements accessibles aux clichois par tirage au sort. Tout cela est abandonné  tellement le maire actuel est pressé de lancer des programmes, comptant sur les nouveaux arrivants pour redresser une situation électorale en chute libre.Il sera très surpris parce que ceux-ci ne verront pas leurs attentes légitimes en matière de qualité de vie satisfaites par l’incompétence de l’équipe actuelle dont le personnel communal se fait partout l’écho.

Les nouveaux habitants du Bac d’Asnières n’ont pas inscrit leurs enfants dans la nouvelle école, et ceux qui achètent à Mozart doivent savoir qu’il n’y a aucune réserve scolaire dans ce secteur, sans oublier l’abandon du 4ème collège sur les terrains de Beaujon.

Si on laisse faire, le prochain  maire qui sera élu en 2020 ne disposera plus d’un centimètre carré pour rattraper le retard qui s’accumule dans la construction d’équipements scolaires, sanitaires, culturels et  sportifs . Il y aura alors un véritable danger de voir sacrifier nos espaces verts.

Le moment est venu d’un sursaut citoyen regroupant les clichois de toutes origines, dépassant les clivages anciens, pour limiter les dégâts et réorienter les projets futurs vers ce que peut espérer une ville au cœur du Grand Paris.

 Il ne faut pas laisser le maire actuel humilier le Conseil municipal en expédiant ses séances lorsque les clichois ne sont pas disponibles pour y  assister et n’ont plus la possibilité d’en suivre les retransmissions, parce qu’il veut faire passer à la sauvette des décisions de plus en plus impopulaires.

Cela fait très longtemps qu’il n’y avait plus de réunions publiques. Parce que la convention signée avec l’ANRU  l’y oblige ,le maire en annonce une le Mardi 28 Novembre à 18h30 àl’école Victor HUGO. Les clichois qui veulent qu’on les écoute ont une occasion de faire entendre leur voix. Ce serait donc une atteinte à la démocratie que de tenter de filtrer les participants, comme la dernière fois en mairie.

Je viens de réécouter la très belle émission "la marche de l'histoire" avec le regretté Jack Ralite et je conclurai en reprenant sa  citation d'Aragon "se souvenir de l'avenir", c'est bien ce qu'il faut faire maintenant à Clichy.

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article